Il y a de cela quelques jours, j'ai eu une conversation avec Pamela qui m'a inspiré cet article. Nous avons parlé de philosophie, d'idéaux, de valeurs et de priorités. Tout a commencé lorsque Pamela m'a demandé :
« Je peux te poser une question bizarre? ».
J'ai répondu :
« Vas-y, « Shoot »! ».
Elle m'a donc posé sa question qui fut la suivante :
« Es-tu plus du type individualiste ou conformiste? »
Au départ, je cherchais le sens de sa question et je lui ai demandé de m'expliquer, c'est alors que j'ai compris, j'ai donc pu lui répondre avec la réponse suivante :
« Je vis pour mes convictions, je ne suis pas les autres, je suis moi, je ne suis pas la masse, mais je ne m'entête pas à rester en dehors. Certains croient que de croiser le chemin de la masse est de se conformer, ce n'est pas vrai. Lorsque tu évites sans cesse la masse, tu ne peux qu'en suivre une autre, et tu te conformes d'une certaine manière, seulement différente de la première, mais c'est une forme de conformité. Moi, je fais mon chemin, que la masse s'y trouve ou ne s'y trouve pas, je m'en fiche, je ne me tiens pas dans les routes pavés, mais je ne me perds pas en forêt pour autant. Si j'ai affaire à me perdre, je vais me perdre, mais si dans mon chemin il y un espace pavé, à quoi me servirait-il de me mettre les pieds dans la boue? Être n'est pas suivre, mais n'est pas éviter non plus, être c'est regarder en avant et faire ce que nous avons envie, ne laisser personne bloquer notre chemin, par contre, ne pas bloquer le chemin d'un autre, il peut arriver que les chemin se croisent dangereusement et qu'il y ait un face à face, mais le chemin n'est jamais assez étroit pour que vous ne puissiez pas vous contourner... »
Elle a ensuite posé sa deuxième question qui fut : « Que représente pour toi l'amour? »
J'ai beaucoup chercher le sens de cette question aussi parce qu'il y a beaucoup de façon de voir l'amour, dans cette question je ne savais pas si c'était « Quelle importance a l'amour dans ta vie? » Ou « Comment vois-tu l'amour? »
Finalement, la question c'était la première et j'ai répondu comme suit : « L'amour c'est important, mais ce n'est pas toute une vie, la vie ne doit pas tourner autour de l'amour à mes yeux. L'amour est comme un petit miracle, il arrive s'il doit arriver. On ne doit pas le provoquer ou l'attendre impatiemment sinon on oublie d'en profiter ou on s'aperçoit qu'il n'est pas le petit miracle qu'il devrait être. L'amour est une des plus belles choses de la vie, mais il ne doit pas être la vie, il doit s'harmoniser avec ce qu'il y avait avant d'arriver. La vie devrait être belle quand on est en amour, si l'amour sème la pagaille dans le reste pour être le petit miracle qu'il devrait être, il ne sera pas ce miracle parce qu'aussitôt qu'on se retourne et qu'on n'est pas dans la même atmosphère d'amour, qu'on arrive à l'école ou n'importe où ailleurs, on sera malheureux. Ceci cause souvent beaucoup de dépendance affective et on se retrouve dans un cercle vicieux. On ne veut plus quitter l'atmosphère amoureuse parce que le reste n'est pas beau et le reste est laid parce que l'atmosphère amoureuse l'a détruit pour qu'on ne veule plus le quitter. L'amour doit être important, mais pas indispensable. Je suis bien en couple, mais je vis très bien lorsque je suis célibataire, je ne cherche pas partout parce que je suis tannée d'être seule, je sais que ça ne donne rien. En amour, comme ailleurs, je vis au jour le jour, aujourd'hui je t'aime, la suite je te la dirai demain. »
Elle m'a aussi demandé : « que penses-tu de l'orgueil? »
Et je lui ai dit : « L'orgueil, c'est mon plus vilain défaut. Je crois que c'est ridicule et c'est ce que je déteste de moi, je finis par m'effondrer seule par orgueil d'être, ou plutôt de paraître, forte. C'est la plus grosse erreur à faire, l'orgueil c'est juste une façon de se mettre les pieds dans les plats mais de le cacher... C'est une façon de ne pas accepter ce que l'on est, la plus hypocrite de le faire, on se le cache à soi-même, c'est triste de ne pas avoir d'aide parce qu'on n'ose pas s'apercevoir qu'on est tombé.
Il y a eu d'autres sujets, mais je n'ai plus la conversation et je ne me souviens plus...
Par contre je lui ai posé une question à laquelle j'ai aussi répondue une autre fois. Cette question était « vis-tu plus au jour le jour ou tu vois toujours loin devant, quand tu fais quelque chose, est-ce que tu le fait dans le but de te favoriser le chemin plus tard ou te le fais parce que maintenant ça te tente? »
Elle m'a dit ceci : « Je vois toujours loin devant malheureusement, mais j'aimerais vivre au jour le jour ! »
Et moi j'ai rétorqué : « Mais ce n'est pas un défaut de voir devant, parfois, moi, je vois vraiment trop au jour le jour, je regarde tellement autour de moi en me disant que pour l'instant ça me plait et, un jour, paf! J'ai oublié de voir qu'il y a un mur. Maintenant, moi, j'ai appris à vivre à court terme, je ne vis pas au jour le jour, mais je ne pense pas non plus à mes vieux jours. Je vis au présent mais j'ai les yeux fixés à l'horizon, je suis déterminée dans mon chemin et personne ne va JAMAIS pouvoir s'y poser sans se faire piler dessus, mais je prends ça un jour à la fois, une pensée, un acte, pas plus, je réfléchis avant de la poser...Dans la plupart des cas... Mais je ne m'empêcherai pas de le faire si le désir est plus fort que les dégâts... Il faut savoir calculer ses âneries, il faut évaluer si le geste en vaut la conséquence, si je pète cette vitre, je vais me faire coller une amende, est-ce que le plaisir que j'aurai à la péter vaut l'amende, si oui, je le fais, si non, je ne le fais pas. Je vis selon mes propres règles, je suis anarchiste, mais mes règles parfois sont les mêmes que la masse, ça revient à parler du conformisme... Je ne tue pas parce que, dans ma tête, je ne dois pas le faire, pas parce que c'est écrit sur un papier quelque part dans un palais gouvernemental... Je ne vole pas parce que, selon moi, je ne le dois pas, je n'aimerais pas qu'on me le fasse, mais je ne le fais pas "pas" parce que c'est mal, de toute façon, qui est l'homme qui a le droit de juger du bien et du mal, celui qui gère les coupes à blanc? Celui qui brime certains groupes de travailleurs comme les infirmières ou les professeurs du droit de manifester que lui-même, il y 50 ans, leur avait accordé? Celui qui paie des commandites à ne rien faire?
J'ai ma vision de la vie, je réfléchis beaucoup et si dans mon coeur il y a une petite de voix qui me dit : « fais le pas » Je ne le fais pas, si cette petite voix dit le contraire, je le fais, aucun président ne m'en empêchera. Je respecte le Gros Ostie D'Bon Sens. J'aimerais pas qu'on me tue ou qu'on tue quelqu'un que j'aime, je ne tue pas, j'aimerais pas voir mes trucs disparaître, je fais pas disparaître ceux des autres, je n'ai pas apprécié le suicide de ma meilleure amie, je ne me suiciderai pas, je n'aime pas qu'on me crie des insultes pour rien, je ne le fais pas...
Je crois que ma vision des choses doit être partagée, je ne vous demande pas d'y adhérer ou d'être en désaccord, je m'affirme, c'est tout...
Photo Merveilleuse: Johanne Messier-Chabot